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Paru le 2 décembre 2025

Entretien du couchage : un point clé pour la santé animale et la qualité du lait toute l’année

La qualité du couchage est un facteur déterminant pour la santé des animaux et la qualité du lait. En logettes comme en aire paillée, un entretien rigoureux est indispensable toute l’année. En période de canicule, les montées cellulaires sont fréquentes, ce qui peut impacter la rentabilité de l’élevage.

Quelles sont les dispositions à prendre pour prévenir les problèmes sanitaires ? Voici les règles à suivre pour garantir confort, hygiène et performance.

Quelles sont les dispositions à prendre pour prévenir l’apparition de problèmes sanitaires ?

Été comme hiver, l’éleveur veille à maintenir un environnement sain pour son troupeau. 

À l’étable, la présence d’animaux contribue à rendre l’atmosphère plus humide : respiration, transpiration, déjection et urine en sont l’origine. 

Litière souillée, humide et santé animale font rarement bon ménage ! 

La zone de couchage doit rester confortable, propre et sèche, en logettes comme en aire paillée. 

On évite ainsi le contact de la mamelle avec des bactéries pathogènes responsables d’infections mammaires. Une litière souillée et humide représente un risque majoré de mammites d’environnement. 

Les mammites entraînent une augmentation du taux de cellules dans le lait. Pour rappel, l’impact économique d’une mammite est estimé à près de 230 €.

Attention ! Depuis le 1er avril 2021, l’Europe a harmonisé la calibration des appareils de comptage cellulaire : ce nouvel étalonnage peut faire apparaître une baisse cellulaire de 10 %, et ce sans que la santé mammaire se soit améliorée pour autant. 

L’écart étant seulement lié au changement de référentiel, ne baissez pas la garde !

 

Amélioration du niveau cellulaire : ne baissez pas la garde sur l’entretien du couchage !

Une litière souillée, c’est aussi davantage de risque de boiteries d’origine infectieuse (impact économique estimé : 250 €), et notamment de dermatites (fourchet, Mortellaro…). 

Une litière souillée entraîne aussi un risque de dégagement d’ammoniac qui induit des irritations, des toux, des troubles respiratoires sur les animaux, en particulier sur les veaux.

Quelles sont les règles à retenir pour garder une litière en bon état et s’épargner des problèmes sanitaires ?

  • En système logettes, l’apport de litière doit être de 3 kg minimum par jour. Ébouser 2 fois par jour et regarnir quotidiennement de litière.
  • En aire paillée, l’apport de litière équivaut à 2,3 kg de paille/m² après curage, puis 1,2 kg de paille/m² en apports quotidiens.
  • En aire paillée, le curage doit intervenir lorsque la température de la litière atteint 35°C à 10 cm de profondeur.
  • Le raclage des aires d’exercice a lieu au moins 2 fois par jour et davantage en présence de racleur automatique.
  • Les normes de densité sont de 1 logette/VL ou de 7 m²/VL.
  • Si possible, toute la stabulation doit être désinfectée après curage total et nettoyage au moins 1 fois par an.

Attention, ce n’est pas parce qu’on a investi dans des tapis ou des matelas qu’il faut négliger l’hygiène ! 

Les matelas sont aussi des lieux de contaminations : l’urine et le lait qui stagnent sur le revêtement sont une source de contamination bactériologique importante.

Capter l’humidité et contrer les germes grâce à l’entretien du couchage

Lorsque l’entretien courant ne suffit plus, il est possible d’utiliser des asséchants à base d’argiles, comme la bentonite, la sépiolite ou la kaolinite, afin d’absorber les liquides. De plus, certaines substances comme le yucca permettent de neutraliser l’ammoniac et de réduire les mauvaises odeurs.

Par ailleurs, certaines huiles essentielles ont un effet bactériostatique qui limite le développement bactérien. Certains asséchants sont également reconnus pour leur action désinfectante. Leur utilisation peut se faire en continu dans les milieux à risque, notamment en cas de surdensité, ou ponctuellement en période critique, par exemple lors de fortes pluies ou dans les cases de vêlage.

Une autre alternative consiste à recourir à des orientateurs de flore. En effet, ces produits contiennent des complexes bactériens inoffensifs pour l’homme, les animaux et l’environnement, tels que des souches spécifiques brevetées de bacillus, trichoderma ou pseudomonas. Ces bactéries colonisent la litière et réduisent ainsi le développement des agents pathogènes. De plus, certains orientateurs de flore améliorent la valeur agronomique des fumiers.

Dans le commerce, il existe également des produits associant asséchant et orientateur de flore. Cependant, pour un assèchement optimal et naturel des litières, rien ne remplace une bonne ventilation statique ou dynamique dans le bâtiment, ainsi qu’une luminosité suffisante. L’objectif est, par conséquent, d’évacuer l’humidité et l’air vicié tout en favorisant le renouvellement d’air.

Paru le 2 décembre 2025

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