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Paru le 2 décembre 2025

Broutards charolais dans une case sur paille
Broutards charolais dans une case sur paille

Naisseurs : La repousse des broutards, une opportunité rentable à saisir

Alourdir ses broutards avant la vente est une stratégie gagnante pour les naisseurs. Un animal vendu à 400-450 kg à 9-10 mois rapporte 100 à 150 € de plus qu’une vente juste après sevrage. Les engraisseurs recherchent des broutards lourds et bien préparés pour réduire le temps d’engraissement. Comment optimiser cette repousse sans exploser les coûts ? Voici les clés pour réussir.

Pour réussir la repousse des broutards, il faut viser un GMQ compris entre 1 300 et 1 500 g par jour. Ne dépassez jamais 1 500 g/jour, au risque de pénaliser la croissance en atelier d’engraissement.

Au pâturage : Maintenir une complémentation rationnée

Au pâturage, après le sevrage, maintenez une complémentation rationnée. Selon la pousse de l’herbe et le poids du veau, prévoyez entre 2 et 5 kg de concentré par jour pour suivre la courbe de croissance. Surveillez la qualité de l’herbe : une consommation supérieure à 1 kg pour 100 kg de poids vif doit alerter.

Si vous distribuez à volonté, l’aliment doit contenir au moins 12 % de cellulose. Sa valeur énergétique ne doit pas dépasser 0,85 à 0,90 UFV/kg, avec une teneur en protéines d’environ 16 % MAT et 100 à 110 g de PDI/UFV.

Hors pâturage : Coût : 1,30 à 1,40 € par jour en bâtiment

Hors pâturage, le coût alimentaire est estimé entre 1,30 et 1,40 € par jour en bâtiment. À l’auge, proposez des fourrages de qualité pour limiter les concentrés. Une ration à base de foin, complétée par 4 à 5 kg de concentré, permet d’atteindre 1 400 g de croissance par jour. Dans les systèmes intégrant du maïs, distribuez 9 à 10 kg de maïs fourrage et 3 kg de concentré. Assurez-vous de disposer de suffisamment de places pour éviter la surpopulation et les affrontements.

Une saisonnalité à prendre en compte : Plutôt pour les veaux nés en fin d’été ou à l’automne

La saisonnalité compte : privilégiez les veaux nés en fin d’été ou en automne. Les cotations sont plus favorables d’avril à juillet, ce qui rend la pratique plus rentable.

Les garanties sanitaires pour mieux vendre :

Enfin, préparez vos broutards sur le plan sanitaire pour mieux vendre. Mettez en place un protocole de vaccination et de déparasitage. Cette préparation facilite l’adaptation en engraissement et prévient les problèmes sanitaires chez l’engraisseur.

La repousse des broutards est une opportunité stratégique pour les naisseurs. Bien conduite, elle assure une plus-value significative, valorise la génétique et répond aux attentes des engraisseurs. Respectez les règles de croissance, d’alimentation et de santé pour sécuriser votre rentabilité. Alors, prêt à saisir cette opportunité ?

Paru le 2 décembre 2025

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